Nouvelles Le FOMO est devenu l’un des éléments qui influent le plus sur la manière dont la génération Y prend ses décisions d’achat

Par Katia Robillard  |  Publié : 11/03/2015  |  Commentaires (0)
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Un nouveau phénomène semble s’emparer des médias sociaux et est devenu l’un des éléments qui influent le plus sur la manière dont la génération Y prend ses décisions d’achat. Ce phénomène est communément appelé le syndrome FOMO (Fear of Missing Out).

À cet égard, un nouveau rapport commandé par Citoyen Optimum met l’accent sur ce revirement socioculturel que l’on observe au Canada chez les adultes de 18 à 30 ans, et en particulier sur l’impact des médias sociaux sur les décisions d’achat. Or, on constate que le phénomène s’étend graduellement aux autres générations, aux deux sexes, aux diverses situations familiales et aux différents niveaux de revenu.

En fait, près des deux tiers (64 %) des Canadiennes et Canadiens admettent ressentir le syndrome FOMO.

Les gens de 18 à 30 ans ressentent particulièrement le besoin de vivre sans retenue en réponse à ce qu’ils voient sur leurs réseaux (56 %). La combinaison de l’accès en temps réel aux expériences de leurs pairs dans un contexte visuel et du désir de ne rien manquer poussent les gens de ce groupe d’âge à désirer ces mêmes expériences, qu’il s’agisse de fêtes et d’événements ou de voyages et de vacances.

Plus précisément, près du quart (24 %) des membres de la génération Y craignent de perdre de la reconnaissance sociale ou de ne pas être perçus comme étant « dans le coup » par leurs pairs s’ils manquent des événements clés ou doivent prendre part à un autre événement.

Parmi la plus jeune génération, les voyages (59 %), les fêtes/événements (56 %) et la bouffe (29 %) sont les principaux moteurs du syndrome FOMO. En réponse au syndrome FOMO, 68 % de la génération Y effectuera un achat réactif, souvent dans les 24 heures suivant l’expérience émotionnelle.

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Bien que les dépenses soient invariablement liées à la tendance FOMO, plus les gens peuvent se permettre d’acheter, plus ils sont susceptibles de ressentir l’émotion FOMO.

Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, l’étude a révélé que les gens ayant les niveaux de revenu les plus élevés (revenu du ménage de 75 k$ et plus) sont les plus susceptibles d’effectuer des dépenses réactives en réponse au syndrome FOMO. De plus, les Canadiens bénéficiant d’un revenu plus élevé sont plus susceptibles de partager leurs expériences sur les médias sociaux dans l’intention de susciter le syndrome FOMO chez les autres.

Tout comme l’impact de l’instantanéité des médias sociaux, l’impact émotionnel du syndrome FOMO peut être fort et vaste. Les principales émotions rapportées en réponse au syndrome FOMO sont l’envie (39 %), la jalousie (30 %), la joie (29 %), et la tristesse et la déception (21 %). Cette liste peut faire penser à une montagne russe émotionnelle, mais les résultats du sondage FOMO de Citoyen Optimum ont également mis en lumière que ce phénomène pousse la génération Y à adopter une nouvelle interprétation plus positive de l’envie et de la jalousie.

En effet, ces jeunes sont plus ouverts à admettre ces sentiments et à les percevoir comme inspirants, motivants et pouvant mener à des actions positives.

Bien que le terme puisse sembler loufoque, tout indique que le syndrome FOMO est ici pour rester, et une chose est certaine : ce phénomène a une influence sur les habitudes de consommation et la réputation.

Le syndrome FOMO devrait être pris en compte par toutes les entreprises qui veulent faire partie de la vie numérique de leurs clients. Aider les clients à dénicher des expériences, à les partager avec les autres et à encourager leurs réseaux à entrer en contact peut être une occasion puissante de créer des liens d’une manière concrète et efficace.

 

À propos de l'auteur

Katia Robillard

Directrice générale